Trump : les faits sont têtus autant que les « progressistes » sont mythomanes

Trois jours avant Noël, l’Institut Gallup a annoncé que selon ses recherches, l'homme le plus admiré des Américains en 2020 était Donald Trump. Dans la catégorie « femmes », c’est Michelle Obama. L'institut, qui sonde l'opinion publique avec la plus grande crédibilité depuis près de 75 ans, a en même temps fourni des données encore plus intéressantes. 48 % des personnes qui ont voté pour les Républicains préfèrent Trump. Aucun autre candidat républicain ne dépasse 2 %. Alors, comment le Parti républicain envisage-t-il d'effacer Trump de la politique américaine ? Par qui va-t-il être remplacé s’il vient d’écraser toute concurrence ? Parmi les électeurs démocrates, le meilleur choix est Barack Obama, qui a remporté 32 % d’avis favorables. Mais c'est 9% de moins que l'an dernier Joe Biden est loin derrière lui : son score n’est pas honorable puisqu’il n’atteint que 13 %. Les électeurs indépendants sont également répartis entre Trump (11%) et Obama (11%), les 3% restants des voix vont à Biden.
Trump Trump : les faits sont têtus autant que les « progressistes » sont mythomanes
Trump

La question fondamentale se pose : si, selon les recherches du plus prestigieux Institut d'opinion publique, l'homme le plus respecté de l'année au cours de laquelle l'élection présidentielle a eu lieu est Donald Trump, comment alors se fait-il que Biden ait remporté l'élection ? Biden, le dernier, n'a qu'un quart des voix de Donald Trump et seulement un tiers de celles de Barack Obama. Comment expliquer un écart aussi frappant ?

Voici un fait qui, à première vue, n'a rien à voir avec les résultats ci-dessus. La première semaine de 2021 a été bien froide en Espagne, avec un épisode neigeux exceptionnel dans le Centre. Il y a un déficit de la norme saisonnière dépassant moins 5°C. Dans toute l’Europe il y a de la neige en plaine ; le manteau neigeux résiste avec les conditions sèches et calmes persistantes. On constate de même que la neige précoce devient de plus en plus régulière. C’est une nouvelle caractéristique du climat au 21e siècle. 

Alors qu'est-ce qui est vrai et qu'est-ce qui ne l'est pas ? Comment est-on arrivé à la victoire de Biden aux élections présidentielles ? La Terre se réchauffe-t-elle de manière irréversible sous l’effet de serre, comme la Commission européenne et la plupart des médias l’affirment ? La responsabilité des émissions de CO2 dues à l’utilisation des combustibles fossiles incomberait-elle à la civilisation occidentale et au monde développé, comme on l’entend tous les jours ? La faute reviendrait-elle à Donald Trump, en tant que président des États-Unis ? En fait, les données démontrent le contraire. Les États-Unis et l'Europe ont continué de réduire l’extraction du charbon depuis 2016. Il reste environ 500 millions de tonnes de charbon extraites annuellement. La Chine en a extrait 7 fois plus pendant cette période, soit 3500 millions de tonnes, et l'ensemble de l'Asie en a extrait deux fois plus, soit 7 milliards de tonnes. Pendant ce temps, la Chine est devenue l’exportatrice majeure des technologies polluantes, sous forme de centrales électriques au charbon - qu'elle vend aux pays sous-développés. Cela a été annoncé récemment par le secrétaire d'État de l'administration Trump, Mike Pompeo. Bien que Trump se soit retiré de l'accord de Paris sur le climat, les États-Unis ont réduit leurs émissions de gaz à effet de serre de 15%. Qui en parle ? La Chine, qui reste signataire de l'accord, est le pays qui le viole le plus gravement. Trump n’est donc pas opposé à la limitation des émissions de dioxyde de carbone, contrairement à ce qu’on nous affirme sans cesse. Ursula von der Leyen a, au nom de la politique européenne, confirmé le « fait » que les élections américaines étaient justes. Quelle est la crédibilité d'une personne qui a copié frauduleusement 43,5 % de sa thèse ? Cela reste une question ouverte. Si la ministre autrichienne du Travail, Christine Aschbacher, vient de démissionner pour avoir commis un plagiat dans sa thèse de doctorat, comment Ursula von der Leyen peut-elle encore être à la tête de la Commission Européenne ? Et pire : comment peut-elle donner sans vergogne des leçons de morale urbi et orbi.

Le sénateur républicain Ted Cruz qui soupçonne fortement des fraudes lors des élections américaines et qui constate que jusqu'à 39% des Américains pensent que les élections ont été truquées, a appelé à un moratoire de dix jours sur l'annonce des résultats, avec des collègues du Sénat. 39 % des Américains représentent près de 120 millions de personnes. On aurait pu éviter les événements du 6 janvier 2021, si on avait suivi sa prudence.

Mais c’est le contraire qui s’est produit ! Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale (à l'exception du 11 septembre 2001), l'Amérique est entrée en état d'urgence. Les élections américaines ont été - en particulier dans les « swing states » - improbables dans la mesure  où elles devraient être refaites. En ce sens, le rassemblement des partisans de Trump devant le Sénat était légitime. L’attaque du Capitole est une autre question. Des images publiées apportent la preuve que c’est la police qui a elle-même ouvert les portes du Sénat aux émeutiers. Ceux-ci, plus précisément les plus agressifs d’entre eux, ont été recrutés dans les rangs des Antifa. La question de savoir si ce sont les Démocrates (l'État profond) qui ont organisé l'incident au Sénat est légitime pour ne pas dire vraisemblable.

Trump s’est notamment tout de suite distancié des hooligans qui se sont livrés aux actes de violence. Il a en même temps appelé les forces armées à sécuriser le Capitol Hill. Mais comme la mise en scène du vandalisme faisait clairement partie du plan visant à destituer Donald Trump, l’État profond a fait un pas décisif en avant. Au détriment explicite des États-Unis, qui ont jusqu'à présent été porteurs de démocratie et de liberté d'expression il a dépouillé Trump de son profil sur Twitter, Facebook et certains autres réseaux sociaux. Le 6 janvier dernier à minuit, 12 profils des plus proches associés de Trump ont également disparu, notamment ceux du général Flynn, de l’avocat Sidney Powell, de l’avocat Lin Wood et d'autres. Les États-Unis ont subi un nouveau 11 septembre, au moins au niveau de l’éclipse de l’identité digitale de leur président et de ses collaborateurs.

Ce début janvier a vu donc apparaître au sein de la démocratie la plus ancienne de la planète des pratiques inouïes. Il ne s’agit pas d’accidents conjoncturels mais de la mise en œuvre des méthodes qu’on a vues dans les moments sombres du 20e siècle. Ainsi, Delta Airlines a refusé l’accès à un avion à des passagers qui avaient eu une conversation privée soutenant le président Trump. C’est-à-dire qu’ils ont été punis pour avoir exprimé de la sympathie pour Trump, pour avoir affirmé leur identité politique qui est à la fois l’identité nationale, populaire, américaine. L’expulsion du transport public en raison de l’identité de l’individu est synonyme du paradigme dont se servait le régime nazi dans ce qui inaugurait la dictature. Il n’y a qu’à suivre le témoignage mémorable de Victor Klemperer, juif allemand : « Qu’est-ce que vivre à Dresde quand on est peu à peu exclu de la fonction publique, des parcs, des transports en commun et des bibliothèques ? »

Helen Duke, une jeune fille de 18 ans, a dénoncé sur Twitter en tant « qu’acte répréhensible » la participation de sa mère au rassemblement devant le Sénat le 6 janvier. Des parallèles historiques ? Dans les nombreuses capitales de l'ex-Union soviétique se dressait un monument particulier. Il a été dédié au jeune pionnier Pavlik Morozov, membre du Komsomol (organisation de la jeunesse communiste). Il avait dénoncé son père au NKVD. Celui-ci a été par la suite liquidé. L'histoire a été reprise par Orwell dans son roman « 1984 ». Les figures d’Helen Duke et Pavlik Morozov ont ceci en commun qu’elles représentent une leçon : dans le système totalitaire ou semi-totalitaire, plutôt qu’aux membres de la famille, la loyauté est due à l’État.

Le 6 janvier 2021, une nouvelle période a débuté. La boîte de Pandore s'est ouverte, de la jarre sont sortis les maux, impensables pour notre époque. Les libertés fondamentales du temps postmoderne ont été supprimées, la liberté d’expression en premier lieu.

« Un État contre son peuple » est l’intitulé du chapitre où Nicolas Werth, pour les  besoins du Livre noir du Communisme, dresse le bilan de l’oppression subie par les citoyens de l’ex-Union Soviétique. Le 6 janvier l’État profond, agissant en tant qu’instance parallèle, a mis en suspens la dignité inhérente à l’homme qui est de communiquer. Pour la première fois dans l’histoire des États-Unis, le président n’a pas pu parler à son peuple. La menace persiste : elle semble vouloir perdurer. Un État s’est dressé contre les citoyens, voulant étouffer toute concurrence et toute forme de contestation. La leçon est connue, l’histoire nous l’enseigne. Pourtant, elle se termine toujours de la même façon : l’État ne peut pas vaincre son peuple. Depuis la Révolution française, les exemples abondent : aussi invraisemblable que cela paraisse, tout mur finit par s’affaisser. Les hommes condamnés au silence parleront un jour. Bon courage, M. Biden !

Bostjan Marko Turk, Docteur ès lettres de l’Université Paris-Sorbonne, Professeur à l’Université de Ljubljana.

 


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